Septembre Bouge : et si on faisait aussi bouger nos journées de travail ?

Marcher, courir, reprendre une activité : « Septembre Bouge » nous invite à remettre du mouvement dans le quotidien. Mais au travail, que se passe-t-il entre deux séances de sport ? Dans un bureau, un véhicule ou à certains postes de production, la journée peut se dérouler presque entièrement assis. La bonne nouvelle : de petites évolutions dans l’organisation du travail peuvent aider à varier les postures.

Faire du sport et moins rester assis : deux démarches complémentaires

Une posture sédentaire associe une position assise ou allongée maintenue dans le temps et une très faible dépense énergétique. Elle peut concerner le travail sur écran, la conduite, mais aussi certaines tâches industrielles. L’INRS rappelle qu’une activité sportive en dehors du travail, même régulière, ne supprime pas à elle seule les effets d’une journée passée longtemps assis. Il ne s’agit pas d’opposer sport et prévention : les deux ont leur place.

L’enjeu n’est pas non plus de rester debout toute la journée. La meilleure posture, c’est celle qu’on peut changer. Alterner les tâches, les positions et les déplacements est plus pertinent qu’imposer une posture unique.

Trois idées simples pour remettre du mouvement dans la journée

  1. Repérer les longues séquences assises. Réunions qui s’enchaînent, conduite prolongée, tâches sur écran sans interruption : observer le travail réel permet de voir où l’on peut agir.
  2. Organiser l’alternance. Prévoir des tâches qui permettent de se lever, une courte pause active, un échange debout ou un déplacement utile. L’INRS recommande d’interrompre les postures sédentaires régulièrement, idéalement toutes les 30 minutes, lorsque l’activité le permet.
  3. Aménager sans gadget. Un espace de réunion qui permet de varier les positions, une implantation différente des équipements ou un poste bien conçu peuvent rendre le mouvement plus facile. Un bureau réglable ne suffit pas, à lui seul, si l’organisation impose toujours de longues périodes immobiles.

Un sujet d’entreprise, pas seulement une affaire de volonté individuelle

Demander aux salariés de « bouger davantage » n’a guère de sens si les délais, les tâches ou l’aménagement ne leur en laissent pas la possibilité. L’employeur peut intégrer les postures sédentaires à l’évaluation des risques, en parler avec les équipes et rechercher des solutions adaptées à l’activité. Dans une petite entreprise gersoise, il peut s’agir de revoir l’enchaînement des tâches ; dans un service administratif, de questionner la durée des réunions et l’aménagement des espaces.

Le CSTG32 peut vous accompagner pour analyser les situations de travail et construire des pistes de prévention réalistes, avec les employeurs et les salariés. Découvrez notre offre de services ou contactez-nous pour en parler.

Cette réflexion rejoint aussi le fil conducteur sport-santé de Cap Prévention Santé, le 14 janvier 2027 à Auch : prendre soin de sa santé, c’est aussi agir sur les conditions de travail.

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