Depuis le 1er octobre 2025, les règles encadrant le suivi médical des salariés titulaires d’une autorisation de conduite d’engins ou d’une habilitation électrique ont évolué avec la publication du décret n° 2025-355 du 18 avril 2025.
Bon à savoir : Les avis d’aptitude délivrés avant le 30 septembre 2025 restent valables pour une durée de 5 ans.
Fin du Suivi Individuel Renforcé (SIR) pour ces postes
Traditionnellement, les salariés conduisant certains engins ou intervenant sur des opérations électriques relevaient du Suivi Individuel Renforcé (SIR), avec des examens médicaux réguliers.
À compter du 1er octobre 2025, ces postes ne sont plus automatiquement classés comme « risques particuliers » nécessitant un SIR.
Concrètement :
- Les salariés concernés sont désormais rattachés à un Suivi Individuel Adapté (SIA) ou à un Suivi Individuel Simple (SIS) en fonction de l’exposition effective au risque.
Délivrance d’une attestation d’absence de contre-indications médicales
Pour pouvoir continuer à exercer :
- Le salarié doit obtenir, via le médecin du travail, une attestation certifiant qu’il ne présente pas de contre-indications médicales à l’exercice de la conduite d’engins ou des opérations électriques.
- Cette attestation remplace l’avis d’aptitude du SIR et est généralement délivrée après une Visite d’Information et de Prévention (VIP) initiale ou périodique.
Ce document doit être remis au salarié, qui le présente ensuite à son employeur. L’employeur le conserve dans le dossier du salarié pendant toute sa période de validité, généralement 5 ans.
Points clés à retenir pour l’employeur
✔️ Plus de SIR automatique pour les postes avec autorisation de conduite ou habilitation électrique.
✔️ Visite médicale adaptée avec délivrance d’une attestation de non-contre-indications.
✔️ Validité de 5 ans pour l’attestation avant nécessiter une nouvelle visite (sauf changement de poste).
✔️ L’employeur doit conserver l’attestation et peut la présenter à l’inspection du travail en cas de contrôle.
Ce que cela signifie pour votre entreprise
Cette réforme vise à :
- simplifier le suivi médical,
- adapter la surveillance à l’exposition réelle,
- et concentrer les ressources médicales sur les salariés les plus exposés à des risques professionnels spécifiques.
Pour le CSTG32, cela s’inscrit dans une logique de prévention adaptée et d’optimisation des moyens, tout en garantissant la santé et la sécurité de vos salariés.
